• Écriture

  • http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/le-stylo-serait-plus-efficace-que-l-ordinateur-pour-prendre-des-notes-en-cours-5164/

    Le stylo serait plus efficace que l’ordinateur pour prendre des notes en cours (Psychological Science)

    Quel support privilégier pour la prise de notes à l’université? Selon les américains, le retour du bon vieux stylo serait plus utile pour retenir efficacement ses leçons, bien qu’il soit plus rapide d’écrire par ordinateur.-16XAVIER LEOTY/AFP- 

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    Face à la multiplication des ordinateurs en amphi, une étude de Psychological Science montre que la prise de notes manuscrites permettrait de mieux retenir ses cours.

    Prendre des notes à la main serait plus efficace que de prendre des notes par ordinateur: c’est la conclusion d’une étude américaine publiée dans Psychological Science et réalisée par Pam Mueller, de Princeton et son ancien professeur de psychologie Daniel Oppenheimer de l’UCLA Anderson, une école de commerce de Californie . Cette analyse s’oppose donc à la tendance high-tech, voyant le nombre de netbooks et d’ordinateurs portables se multiplier sur les bancs de l’université.

    En effet, alors que l’usage de l’ordinateur portable et de tablettes pour la prise de notes en amphi se démocratise, les nouvelles technologies ont aussi l’inconvénient de déconcentrer les étudiants qui en profitent pour zapper de la prise de notes au shopping en ligne et autres réseaux sociaux. L’esprit vagabonde rapidement sur le Net, et incite l’étudiant à se distraire lors d’une partie de solitaire alors que l’écriture papier lui demande davantage de sérieux.

    Plus vite mais moins efficace

    Même si l’étudiant ne se rend pas sur Internet, cette étude intitulée «le stylo est plus puissant que le clavier: des avantages de l’écriture cursive comparée à l’ordinateur pour la prise de notes»,estime que taper son cours n’aiderait pas à la bonne compréhension des cours. L’étudiant qui écrit avec son stylo fait le tri avant de prendre des notes et intègre donc d’une autre façon les informations données par son interlocuteur.

    La mémoire travaille davantage lorsque l’étudiant réfléchit à ce qu’il écrit. Grâce à l’ordinateur, il va donc certes plus vite, mais il écrit de façon moins intelligente, comme le fait comprendre Daniel Oppenheimer: «Taper à la vitesse de la lumière encourage à transcrire ce que l’on entend, sans faire vraiment attention à ce qui est dit».

    Les chercheurs ont d’ailleurs fait des tests sur trois groupes d’étudiants selon leur méthode de prise de notes. Les résultats ont indiqué clairement que les étudiants aux notes manuscrites avaient été plus attentifs et pouvaient répondre à des questions précises sur le cours énoncé. Les notes prises par les étudiants avec un ordinateur étaient pourtant plus longues et détaillées.

    Déjà constatée pour les enfants, cette tendance à l’apprentissage écrit s’applique donc aussi aux étudiants.

     

     

     

    Take Notes by Hand for Better Long-Term Comprehension

    http://www.psychologicalscience.org/index.php/news/releases/take-notes-by-hand-for-better-long-term-comprehension.html?utm_source=pressrelease&utm_medium=eureka&utm_campaign=notetakingbyhand

    Dust off those Bic ballpoints and college-ruled notebooks — research shows that taking notes by hand is better than taking notes on a laptop for remembering conceptual information over the long term. The findings are published in Psychological Science, a journal of the Association for Psychological Science.

    Walk into any university lecture hall and you’re likely to see row upon row of students sitting behind glowing laptop screens. Laptops in class have been controversial, due mostly to the many opportunities for distraction that they provide (online shopping, browsing Reddit, or playing solitaire, just to name a few). But few studies have examined how effective laptops are for the students who diligently take notes.

    “Our new findings suggest that even when laptops are used as intended — and not for buying things on Amazon during class — they may still be harming academic performance,” says psychological scientist Pam Mueller of Princeton University, lead author of the study.

    This is a photo of a student taking notes by hand.Mueller was prompted to investigate the question after her own experience of switching from laptop to pen and paper as a graduate teaching assistant:

    “I felt like I’d gotten so much more out of the lecture that day,” says Mueller, who was working with psychology researcher Daniel Oppenheimer at the time. “Danny said that he’d had a related experience in a faculty meeting: He was taking notes on his computer, and looked up and realized that he had no idea what the person was actually talking about.”

    Mueller and Oppenheimer, who is now at the UCLA Anderson School of Management, conducted a series of studies to investigate whether their intuitions about laptop and longhand note-taking were true.

    In the first study, 65 college students watched one of five TED Talks covering topics that were interesting but not common knowledge. The students, who watched the talks in small groups, were either given laptops (disconnected from Internet) or notebooks, and were told to use whatever strategy they normally used to take notes.

    The students then completed three distractor tasks, including a taxing working memory task. A full 30 minutes later, they had to answer factual-recall questions (e.g., “Approximately how many years ago did the Indus civilization exist?”) and conceptual-application questions (e.g., “How do Japan and Sweden differ in their approaches to equality within their societies?”) based on the lecture they had watched.

    The results revealed that while the two types of note-takers performed equally well on questions that involved recalling facts, laptop note-takers performed significantly worse on the conceptual questions.

    The notes from laptop users contained more words and more verbatim overlap with the lecture, compared to the notes that were written by hand. Overall, students who took more notes performed better, but so did those who had less verbatim overlap, suggesting that the benefit of having more content is canceled out by “mindless transcription.”

    “It may be that longhand note takers engage in more processing than laptop note takers, thus selecting more important information to include in their notes, which enables them to study this content more efficiently,” the researchers write.

    Surprisingly, the researchers saw similar results even when they explicitly instructed the students to avoid taking verbatim notes, suggesting that the urge to do so when typing is hard to overcome.

    The researchers also found that longhand note takers still beat laptop note takers on recall one week later when participants were given a chance to review their notes before taking the recall test. Once again, the amount of verbatim overlap was associated with worse performance on conceptual items.

    “I don’t anticipate that we’ll get a mass of people switching back to notebooks,” says Mueller, “but there are several new stylus technologies out there, and those may be the way to go to have an electronic record of one’s notes, while also having the benefit of being forced to process information as it comes in, rather than mindlessly transcribing it.”

    “Ultimately, the take-home message is that people should be more aware of how they are choosing to take notes, both in terms of the medium and the strategy,” Mueller concludes.

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    All data and materials have been made publicly available via Open Science Framework and can be accessed at http://osf.io/crsiz. The complete Open Practices Disclosure for this article can be found at http://pss.sagepub.com/content/by/supplemental-data.

    This article has received badges for Open Data and Open Materials. More information about the Open Practices badges can be found at https://osf.io/tvyxz/wiki/view/ and http://pss.sagepub.com/content/25/1/3.full.


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  • http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/08/28/01016-20090828ARTFIG00008-c-est-en-ecrivant-qu-un-enfant-enregistre-.php?pagination=5

    27/08/2009

    INTERVIEW - Pour Liliane Lurçat, spécialiste de la psychologie de l'enfant, l'ordinateur trouble l'apprentissage de l'écriture.

    Depuis quarante ans, les travaux de Liliane Lurçat, directrice de recherches honoraire en psychologie de l'enfant au CNRS, s'intéressent au lien entre lecture et écriture et au danger des écrans sur le cerveau des plus jeunes.

    LE FIGARO. - Vous êtes très réticente quant à l'introduction des ordinateurs à l'école. Pourquoi ? 
    Liliane LURÇAT. - Il faut distinguer différentes étapes suivant l'âge des enfants. Mais l'ordinateur trouble l'apprentissage de l'écriture. Celui-ci se fait par le lien entre le geste et le centre du langage dans le cerveau. Il nécessite une posture spécifique pour libérer le tronc, qui entraîne ensuite la main. L'apprentissage du geste se fait à la maternelle. L'écriture en script, par exemple, est à bannir car elle crée une discontinuité qui trouble la perception des mots. Ensuite, à l'école primaire, le geste devient peu à peu porteur à la fois de forme et de sens. Le processus s'achève en début de collège avec l'acquisition de la rapidité. Malheureusement, on a abandonné la pédagogie systématique du geste. On a fabriqué des dysgraphiques, à l'écriture illisible.

    Mais si l'on introduit l'ordinateur au collège, le problème est-il le même ? 
    Les enfants d'aujourd'hui, justement parce qu'ils sont victimes d'une carence dans l'apprentissage premier, sont moins aptes à passer à l'ordinateur. En effet, c'est au collège que se révèlent les problèmes de dysgraphie accumulés à l'école primaire. Ce n'est pas parce qu'ils savent jouer avec l'ordinateur qu'ils peuvent le maîtriser. Dans l'apprentissage normal, le dessin, la trajectoire, la rapidité et l'orthographe sont automatisés. Seul le contenu sémantique ne l'est pas. C'est en écrivant qu'un élève enregistre et accède au sens. Si ces automatismes ne sont pas acquis, il ne peut y avoir de maîtrise du sens. Et il ne peut y avoir de mémorisation.

    D'où vient cette destruction de la pédagogie de l'écriture ? 
    J'ai vu aux États-Unis, en 1967, les débuts de l'introduction des claviers à l'école. Il y avait des enfants qui refusaient tout simplement d'apprendre à écrire avec un stylo. D'autres le faisaient, mais allongés par terre, dans des postures impossibles. L'Institut national de la recherche pédagogique a ensuite introduit en France cette idéologie de l'écriture-dessin. Un jour, une institutrice à qui je conseillais d'accompagner le geste des élèves me répondit qu'il était « fasciste de leur tenir la main pour leur donner un modèle ». Tout était dit.


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  • http://webu2.upmf-grenoble.fr/LPNC/LpncPerso/Permanents/EGentaz/documents/file/Cible_Gentaz_etal2009.pdf

    L’objectif de cet article est de montrer que l’ajout de la modalité haptique manuelle dans des
    entraînements classiques destinés à la préparation aux premiers apprentissages scolaires
    chez les enfants scolarisés en grande section de maternelle améliore leur efficacité. Nous
    décrirons tout d’abord les trois principales caractéristiques fonctionnelles de la modalité
    haptique manuelle qui sont susceptibles de favoriser les apprentissages, à savoir une bonne
    identification haptique des objets, une perception haptique analytique et une perception
    haptique non dominée par la vision. Ensuite, nous examinons les principales recherches qui
    révèlent les effets bénéfiques de l’ajout de la modalité haptique dans les entraînements
    classiques destinés à la préparation des apprentissages comme la lecture, l’écriture et la
    géométrie chez les enfants de 5 ans.

    sauv : 

    Télécharger « Gentaz2012 texte - Apports de la modalité haptique manuelle.pdf »

     

     

    diapo :

    http://reseautap.org/filemanager/files/textes/Gentaz-Kremlin22mai2012.pdf

    sauv : 

    Télécharger « Gentaz2012 - Apports de la modalité haptique manuelle.pdf »

     


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  • http://webu2.upmf-grenoble.fr/LPNC/LpncPerso/Permanents/EGentaz/documents/file/HillairetAnn%C3%A9ePsychologique.pdf

    Anne Hillairet de Boisferon, Florence Bara, Édouard Gentaz et Pascale Colé

    Cette recherche a pour objectif de déterminer ce qui, dans l’exploration
    visuo-haptique et haptique des lettres incluse dans des entraînements de
    préparation à la lecture, est responsable des effets bénéfiques observés sur
    la compréhension et l’utilisation du principe alphabétique chez des
    enfants en grande section de maternelle (Gentaz, Colé & Bara, 2003 ;
    Bara, Gentaz, Colé & Sprenger-Charolles, 2004).

    De nombreuses recherches ont étudié les facteurs qui permettent de
    prédire la réussite dans l’acquisition de la lecture avant le début de son
    apprentissage formel. Ainsi, ces recherches ont mis en évidence que les
    habilités métaphonémiques ou conscience phonémique (capacité à
    concevoir que les mots parlés sont constitués d’unités élémentaires, les
    sons de parole ou phonèmes et à les manipuler intentionnellement) et la
    connaissance des lettres constituent les meilleurs prédicteurs de la réussite
    future en lecture (voir par exemple la méta-analyse de 61 études effectuée
    par Scarborough, 2001). Ces deux capacités permettent de comprendre
    le principe des écritures alphabétiques, dans lesquelles les sons de
    parole (ou phonèmes) sont représentés à l’aide de symboles visuels que
    sont les lettres (ou graphèmes) et d’apprendre les associations graphèmes/
    phonèmes nécessaires pour décoder les mots écrits via l’utilisation d’une ...

    « Préparation à la lecture des jeunes enfants exploration visuo-haptique.pdf »

     

    Version en anglais : 

    http://lpp.psycho.univ-paris5.fr/pdf/1492.pdf

    « Visuo-haptic anglais.pdf »


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