• Liliane Sprenger-Charolles : "Évaluations internationales : des chiffres troublants" (15 décembre 2007)

     

    Page de Liliane Sprenger-Charolles sur le blog.

     

    http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/primaire/elementaire/Pages/2007/LilianeSprenger-Charollesdeschiffrestroublants.aspx

    Les évaluations internationales : un peu de recul…
    Liliane Sprenger-CharollesLes études internationales (PIRLS et PISA) évaluent l’atitude à comprendre et utiliser les formes du langages écrit que requiert la société, ou qui sont « utiles » à l’individu.
    Si on compare la France, la Belgique francophone, la Suisse et la Finlande, l’enquête à 9 ans était plutôt bonne pour la France, et en 2003 la France était dans la moyenne de l’OCDE, et les plus faibles Français étaient au-dessus de plus faibles de la Suisse ou de la Belgique francophone. Dejà à l’époque, les données interrogeaient sur l’efficacité des politiques de redoublement.

    En 2006, il faut distinguer la réalité des chiffres de ce qu’on en dit dans les média. L’enquête PIRLS 2006 (à 11 ans) place la France en 27e place sur 40. Mais :

    -    la France est au dessus de la moyenne internationale
    -    nos élèves sont plus jeunes que d’autres pays
    -    la difficulté des textes qui servent à l’évaluation : ils sont très copieux, d’un niveau de langue élevé...


    Un chiffre plus qu'étonnant ?
    Mais c’est sur un point beaucoup plus étonnant que Liliane Sprenger-Charolles souhaite attirer l’attention de la salle.  Elle s’étonne d’une évolution considérable dans le pourcentage retenu d’élèves « parlant une autre langue que le français » (c’est-à-dire, pour l’essentiel, les élèves issus de familles immigrantes) : alors que l’enquête internationale IEA de 1992 cite le chiffre de 9% , l’enquête PIRLS de 2006, qui vient d’être rendue publique, estime que 33% des élèves sont dans cette situation.
    Comment justifier une telle évolution de ce chiffre en 15 ans ? Si le chiffres PIRLS est juste, comment alors comparer l’évolution des résultats d’un système éducatif qui scolariserait une grande partie d’enfants peu-francophones, avec ceux de pays linguistiquement plus homogènes, a fortiori dans l’enseignement d’une langue comme le français, reconnue comme plus complexe et moins régulière que d’autres ?
    Assurément un pavé dans la mare, que Liliane Sprenger-Charolles souhaiterait élucider, mais pour lequel elle assure n’avoir pu trouver pour l'instant de réponse convaincante dans les demandes d’explication qu’elle a fait auprès des experts…



    Donc, pour elle, ces évaluations ne permettent pas d’intervenir au niveau pédagogique dans les classes : elles sont trop tardives, et ne disent donc rien sur l’origine des difficultés des élèves (compréhension, attention, identification des mots écrits, mémoire…). Si on interroge les compétences en compréhension orale, par rapport à la compréhension écrite des adultes, on voit que les deux sont liées. Les difficultés de compréhension en lecture sont corélées aux difficultés de compréhension à l’oral…


    Sur le site du Café
     
    Par ppicard3 , le samedi 15 décembre 2007.
    « La dyslexie et ses origines cognitives, cérébrales et génétiques (Franck Ramus, 15 décembre 2007)Table ronde : retour sur la polémique de 2006 concernant l'apprentissage de la lecture (décembre 2007) »

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